UNIS POUR BLAGNAC
Joseph Carles, pouvez-vous vous présenter rapidement ?
J’ai 75 ans, je suis marié depuis 50 ans, nous avons deux fils, avocat et médecin, cinq petits-enfants. Ma famille est une source essentielle d’équilibre. J’ai joué au rugby au BSCR pendant 15 ans. Je fais toujours du sport, du vélo d’appartement et je cours autour de la Garonne. Chaque année, je participe avec plaisir aux 10 km de Blagnac !
Et sur le plan professionnel ?
J’ai plusieurs fois changé de parcours ! Expert-comptable, j’ai dirigé le département « secteur public » d’un grand cabinet international, puis une banque mutualiste. Après une thèse de doctorat en gestion, j’ai intégré l’université et assuré des missions de conseil pour de grandes villes.
Sur le plan politique, vous avez de l’expérience…
J’ai été élu d’opposition avant de rejoindre Bernard Keller en 2001. Adjoint aux finances de 2001 à 2017, j’ai consolidé la situation financière de la ville. Nous affichons zéro dette ! J’ai été aussi adjoint à la culture et conseiller métropolitain. Je suis maire depuis octobre 2017.
Quelles valeurs sont essentielles pour vous ?
Je suis très attaché à la coopération. J’ai publié un essai « Compétition versus Coopération » pour démontrer la nécessité de faire ensemble. Notre liste « Unis pour Blagnac » incarne cette volonté de construire avec les habitants et l’équipe. Je suis aussi très attaché à la solidarité, indissociable de la coopération. Elle permet d’être à l’écoute, en empathie avec les autres. Et bien sûr, je porte ces trois mots fondamentaux : Liberté, Égalité, Fraternité, auxquels j’ajoute la Laïcité.
Quelle est votre vision globale pour Blagnac à l’horizon 2040 ?
Il faut d’abord regarder d’où l’on vient. Blagnac s’est développée en trois périodes : le centre historique avec la plaine maraîchère de 135 hectares aujourd’hui protégée, puis le Ritouret dans les années 1970, et enfin le Grand Noble. La ville est passée de 5 000 à 27 000 habitants. Depuis 2010, le tramway dessert ces quartiers. Hors Toulouse, nous sommes la seule ville de l’agglo à en disposer. Andromède, le dernier quartier né sur 210 hectares, accueillera 10 000 habitants à terme.
Certains reprochent aux maires successifs d’avoir trop construit…
Cet essor a respecté les équilibres et l’identité d’une ville très attractive. Nous refusons beaucoup de projets inadaptés. Ceux qui prétendent que nous avons bétonné oublient l’histoire de Blagnac : 440 habitants de plus par an pendant 50 ans. Beaucoup de ces néo-Blagnacais sont heureux de leur choix.
Quel est donc l’enjeu pour les 15 ou 20 ans à venir ?
Continuer à accueillir des habitants en respectant l’harmonie qui caractérise Blagnac. Notre dynamisme rayonne au-delà. Nous sommes fiers de revendiquer le titre de capitale mondiale de l’aéronautique avec Airbus, ATR et une galaxie d’entreprises innovantes. La dynamique vient aussi de la zone commerciale du Grand Noble et ses 7,5 millions de visiteurs annuels, des commerces de proximité, de l’artisanat et l’agriculture biologique. Je veux préserver l’équilibre entre les activités économiques, le logement, les espaces publics et les grands espaces naturels.
Et sur le plan de la population ?
Je tiens à l’équilibre entre les générations. De la petite enfance aux aînés, chaque habitant doit trouver sa place. C’est le sens du nom de notre liste « Unis pour Blagnac ». Je veux aussi préserver notre identité. Un Caouec se retrouve dans notre ville, en partage les valeurs, les atouts. Je veux continuer à entendre « On est quand même bien à Blagnac ». Cette phrase, c’est l’ADN blagnacais que je souhaite préserver.
Sur le plan financier, comment ferez-vous si vous êtes élu ?
Il faut préserver des finances saines et robustes. Grâce à notre gestion innovante, nous avons investi massivement sans endetter la ville, c’est rare ! Nous poursuivrons ainsi malgré le contexte national défavorable. Nous ne dégraderons pas le service quotidien aux Blagnacais ! Ces services de haut niveau, à des tarifs bas et adaptés, seront maintenus. Le management bienveillant et l’engagement des agents de la ville constituent une réelle richesse humaine.
« Notre ADN : faire que l’on se sente bien à Blagnac ! »
